Jérôme Baron-Campos, photographie nature
Chevreuil brocard longeant une clôture électrique dans les herbes sèches, au crépuscule

Technique Quand la lumière baisse : les chevreuils au crépuscule

© Jérôme Baron-Campos

  • Mammifères
  • Lumière et saisons

Les chevreuils sortent quand le jour tombe. L’ouverture est bloquée et la sensibilité monte au maximum : voici comment je choisis la vitesse.

Les chevreuils sont surtout actifs à l’aube et au crépuscule. C’est une chance pour l’ambiance des images, et un vrai casse-tête technique : au moment où les animaux sortent du bois, la lumière disparaît à toute vitesse.

Réglages en bref

  • Vitesse plancher1/250 s
  • Ouverturef/8, ou f/5.6 sans multiplicateur
  • Sensibilité4000 à 6400 ISO
  • MatérielCanon EOS RP, 100-400 mm et multiplicateur 1.4x

Trois réglages, dont un bloqué

Avec le multiplicateur 1.4x, mon téléobjectif ouvre au mieux à f/8 à 560 mm. Il me reste donc deux leviers : la vitesse et la sensibilité.

  • La vitesse doit rester assez élevée, sinon le moindre mouvement de l’animal rend l’image floue.
  • La sensibilité peut monter, au prix d’un grain plus visible.

Brocard dans le pré fauché — juin 2025

© Jérôme Baron-Campos

Canon EOS RP · Canon EF 100-400mm f/4.5-5.6L IS USM + multiplicateur 1.4x · 560 mm · f/8 · 1/250 · ISO 6400

Brocard et chevrette en lisière — juin 2025

© Jérôme Baron-Campos

Canon EOS RP · Canon EF 100-400mm f/4.5-5.6L IS USM + multiplicateur 1.4x · 560 mm · f/8 · 1/320 · ISO 4000

Fixer une vitesse plancher

Je m’impose une règle simple : je ne descends pas sous 1/250 s pour un chevreuil, même calme. En dessous, un simple mouvement d’oreille ou de tête suffit à abîmer la netteté. Mes images de crépuscule le confirment :

  • brocard et chevrette en lisière : 1/320 s, f/8, 4000 ISO ;
  • brocard dans le pré fauché : 1/250 s, f/8, 6400 ISO.

Quand 1/250 s exige plus de 6400 ISO, il est temps de ranger l’appareil… ou de retirer le multiplicateur.

Retirer le multiplicateur : gagner un diaphragme

Une fois le multiplicateur retiré, le 100-400 mm ouvre à f/5.6 à 400 mm. C’est un diaphragme de gagné : la même photo devient possible à 3200 ISO au lieu de 6400. En contrepartie, l’animal paraît plus petit dans l’image. Quand la lumière baisse vraiment, c’est souvent le meilleur compromis.

Au crépuscule, mieux vaut une image un peu granuleuse mais nette qu’une image propre mais floue : le grain se voit, le flou de bougé se voit encore plus.

Brocard dans les hautes herbes, le soir

© Jérôme Baron-Campos

1500 mm