Jérôme Baron-Campos, photographie nature
Renard roux avançant dans un pré fauché, éclairé par une lumière rasante

Technique Toujours prêt : l’appareil dans la voiture et en promenade

© Jérôme Baron-Campos

Un renard au bord de la route, une lune qui sort des montagnes, un faucon sur un fil : mes plus belles rencontres arrivent à l’improviste. Voici comment je garde mon appareil prêt.

Un renard qui chasse au bord de la route, une pleine lune qui sort des montagnes, un faucon posé sur un fil pendant une promenade : mes plus belles rencontres sont arrivées à l’improviste. Chaque fois, j’ai eu quelques secondes pour réagir. Voici les habitudes qui me permettent d’être prêt.

Ma routine en bref

  • En voitureLe sac entrouvert sur le siège passager
  • En promenadeL’appareil autour du cou ou en main
  • Réglages1/1000 s, f/7.1 à f/8, ISO automatique
  • ÉnergieQuatre batteries
  • PluieLa housse du sac, toujours dans sa poche

Dans la voiture

Mon appareil voyage dans son sac, entrouvert sur le siège passager. Le boîtier reste monté sur le 100-400 et son multiplicateur 1.4x : je peux le saisir en un geste, prêt à déclencher.

Mon sac est un sac à dos photo Beschoi, étanche et en grand format. Il s’ouvre en un instant et protège l’appareil des chocs de la route.

C’est ainsi que j’ai pu photographier un renard dans un pré fauché, entre La Bâtie-Neuve et Gap, et une pleine lune qui sortait des montagnes.

Un renard dans la lumière du soirLa lune qui s’est levée deux fois

Photo à venir : Le sac photo entrouvert sur le siège passager, l’appareil prêt

Photo à venir : Le sac photo entrouvert sur le siège passager, l’appareil prêt

© Jérôme Baron-Campos

Photo à venir : L’appareil tenu en main par le pied du 100-400, la sangle enroulée au poignet

Photo à venir : L’appareil tenu en main par le pied du 100-400, la sangle enroulée au poignet

© Jérôme Baron-Campos

En promenade

Quand je marche, l’appareil reste autour de mon cou, retenu par sa sangle. Pour être encore plus réactif, je le porte à la main : j’enroule la sangle autour de mon poignet, et je tiens l’ensemble par le pied du 100-400, tourné vers le haut comme une poignée.

L’appareil est alors déjà dans ma main au moment où l’oiseau apparaît. C’est ce qui m’a permis de photographier un faucon crécerelle posé sur un fil, au détour d’un champ.

Ma rencontre avec le crécerelle

Des réglages prêts pour l’imprévu

Entre deux sorties, je laisse toujours l’appareil sur mes réglages de départ : 1/1000 s, une ouverture de f/7.1 ou f/8 selon la focale, et la sensibilité en automatique. Cette vitesse fige la plupart des mouvements, et la sensibilité s’adapte toute seule à la lumière. Je déclenche d’abord, puis j’affine si l’animal m’en laisse le temps.

Revoir les bases : vitesse, ouverture, ISO

De l’énergie et de la mémoire

Une poignée d’alimentation Patona, ajoutée sous le boîtier, accueille deux batteries, et deux autres attendent dans le sac. Avec ces quatre batteries Enegon, je tiens aisément de longues sorties. Elles se rechargent directement en USB-C : un câble suffit, même en voiture.

Je plaide coupable sur un point : je voyage avec une seule carte mémoire. Une carte de secours mérite sa place dans le sac, et je vous conseille de faire mieux que moi.

Et s’il pleut ?

Mon sac possède une housse de pluie, rangée dans une poche au-dessous. Elle reste toujours à sa place : en cas d’averse, je la déploie en quelques secondes.

Ce que je retiens

Être prêt tient à peu de choses : un sac à portée de main, des réglages pensés pour l’imprévu et des batteries chargées. Ces petites habitudes m’ont offert mes plus belles rencontres.